dimanche 30 août 2009

Road Trip (part 2)

Nous arrivâmes donc à la source des vapeurs (machin qui fume). C’est en fait un point touristique au bord de la faille volcanique qui traverse la péninsule Reykjane. Il s’agit d’un endroit où l’on peut observer de petits bassins naturels de goudron, de boue et de soufre en train de bouillir. Honnêtement je ne sais vraiment pas pourquoi tant de monde y vient, parce que qu’est ce que ca pue ! Je pense même pouvoir parler de suicide olfactif à ce niveau là ! C’est pour ca qu’avec quelques camarades nous avons gravi la montagne qui culminait derrière pour échapper aux émanations pestilentielles. Et franchement, c’est pas plus beau que du goudron qui bout ?!

Enfin notre groupe décida de « rebrousser narines devant l’épreuve », et nous fîmes route jusqu’à la rive d’un des grands lacs qui bordait le chemin. Puis ayant décidé que les ricochets, c’était marrant 2 minutes, nous décidâmes d’aborder l’ultime épreuve de la journée : L’ascension du mont Keilir…

Alors oui là comme ca, en associant « mont » avec un nom Islandais, ça en jette ! Mais en fait le mont Keilir est une petite montagne volcanique qui culmine à 379 m. Ah bin voui… là tout de suite…

Seulement 7 d’entre nous décidèrent de s’attaquer à ce que nous appellerons désormais « le mont des braves ». Nous garâmes donc la voiture à 3km de la montagne, nous retrouvant dans un paysage lunaire absolument hallucinant : des roches volcaniques recouvertes d’une épaisse couche de mousse grise formant une ceinture de 400m autour de la montagne. Après avoir parcouru la distance nous séparant de la montagne, on ne pensait pas qu’on se retrouverait 379m plus haut à recracher nos poumons dans l’agréable brise islandaise. Mais la satisfaction du devoir accompli et le paysage auquel nous avions accès méritaient amplement l’effort…

Ensuite je me rappelle plus, j’ai dormi dans la voiture jusqu’à la base… Néanmoins bilan très positif de cette journée ! Un nouveau road trip est même en projet pour la côte sud !

Road trip (part 1)

Aujourd’hui fut une journée riche en émotion ! Tout d’abord parce que je retrouvais l’air du dehors après un samedi studieux, mais surtout parce que nous avons organisé un petit road trip avé’ les coupains de Keilir.

Nous avons donc loué 2 voitures en plus de la mienne, et nous avons casé les 14 explorateurs dedans, avec la ferme intention d’explorer la West Coast Islandaise !

Après un début tumultueux (on a un peu perdu les deux autres voitures avec mon groupe de survivors), nous sommes finalement arrivés à notre première étape : Hafnir, charmante bourgade littorale. Aussi surprenant que cela puisse paraître, oui c’était joli ! Mais avec le recul je me demande si ce n’est pas dû au fait que seules 8 maisons la composent, plus l’église.

Comme vous le savez peut être, l’Islande se trouve au milieu de deux plaques tectoniques (vas y fais le ton jeu de mot…). C’est ainsi que nous nous sommes retrouvé sur le fameux pont reliant l’Amérique à l’Europe, c’est fou non ?! Les deux plaques sont encore bien sûr en mouvement, et se déplacent à raison d’un centimètre par an. Cela explique la forte activité volcanique et sismique du pays.

Nous avons ensuite dirigé notre joyeux cortège vers le phare qui culmine sur la pointe ouest. Ce fut l’occasion de notre première petite balade. En effet une fois repu du panorama magnifique que nous offrait la nature, nous nous sommes attelés à l’escalade de la petite falaise côtière. Ce fut l’occasion de nombreuses boutades et d’un peu d’exercice physique ! Ah lala qu’est ce qu’on se marre aux canards !

La faim nous tenaillant nous avons forcé l’allure jusqu’à Grindavik, pour atterrir dans un petit fast-food de bord d’autoroute (plutôt une départementale…). Le taulier était sympa, les mets étaient très abordables (5€ pour le repas complet), et la nourriture en question était avenante, nous avons donc profité des circonstances pour passer un agréable moment, pur opportunisme de notre part.

Mais pas le temps de profiter des routiers de passage pour leur pause pipi, il faut se remettre en route, direction le machin qui fume là bas (je vous assure que le processus de décision ressemblait à ca !). Petit arrêt au bord d’un lac pour voir si l’eau est chaude… non elle est froide, on y retourne.

vendredi 28 août 2009

C'est toi qu'a pété ?

Vous connaissez tous l'Islande pour ses sources d'eau chaude, attraction touristique séculaire qui n'a pas que ses avantages!

En effet cette eau chaude provient des profondeurs de la terre, ces mêmes profondeurs qui la nourissent en minéraux divers et en soufre... C'est ainsi qu'à Reykjavik (littéralement la baie des fumées), il flotte comme une odeur constante de ... de ... d'oeuf ?

Et si vous pensez pouvoir vous débarasser de cette sensation de puanteur en prenant une douche, je vous répondrais que l'eau courante provient directement de la source, héhéhéhé... Cela dit, cette eau est excellente pour la santé, et ça permettra aux plus perfides de pouvoir en lacher une petite à l'occasion sans se faire attraper!

jeudi 27 août 2009

C'est quoi ton petit nom de famille?

Le système des noms de famille en Islande est très marrant... En effet 90% de la population n'a pas de nom de famille à proprement parler.

Prenons donc l'exemple de la petite Sigridur, fille de papa Jon et maman Margrét. Eh bien cette petite chanceuse aura comme "second name" Jonsdottir ou Margretsdottir (plus fréquemment le nom du père d'ailleurs) "dottir" étant le suffixe pour fille, et "sson" étant celui pour les garcons.

Première conséquence: Les "second names" ne survivent pas d'une génération à l'autre dans une même famille. Donc pas de noms de famille... Va expliquer à une administration étrangère que la petite Sigridur Jonsdottir est bien la fille de Margret Arnisdottir et Jon Gulfursson!

Deuxième conséquence: personne n'a de nom de famille ridicule.

Troisième conséquence: marrez vous en allant chercher un Jonsson sur facebook!

Toujours utile!

Un truc génial en Islande, c'est qu'il n'y a que 300000 personnes dans le pays!
Un truc moins génial en revanche, c'est que cela implique des problèmes de consanguinité, et ça c'est moche.

C'est pourquoi, ils ont crée un site internet super qui permet à chacun de voir son lien de parenté avec son compagnon. C'est un peu l'équivalent de notre 86464 pour connaitre notre compatibilité amoureuse...