vendredi 8 janvier 2010

Road Trip dans les West Fjords – Jour 2

Après m’être endormi à 22h tapante, le réveil du lendemain m’apparaissait soudainement beaucoup plus aisé qu’à l’ordinaire. Le petit déj’ était prévu à 9h et déjà notre hôtesse apportait les plateaux sur les tables. Nous nous approchâmes alors, la faim nous tenaillant l’estomac, pour découvrir ce que j’appellerais par la suite « le p’tit déj’ des champions ». Nous fûmes obligés de demander à l’hôtelière si tout nous était destiné puisque 3 tables débordaient de nourriture et de boissons.


Le bonheur en quelques tables

Il nous fallu une heure et demi pour tout avaler et faire honneur au banquet qui nous était servi. C’est ainsi au bord de l’explosion stomacale, normalement réservée au repas de Noël, qui nous avons quitté l’hôtel. Néanmoins au vu des tarifs (45€ la chambre pour 2, et 5€ le petit déj’) et de la nuit que nous avons passé avec Arthur (en tout bien tout honneur évidemment), il sera certainement organisé un petit voyage avec les Erasmus au même endroit.

Le programme de la journée ne diffère pas fondamentalement de celui de la veille. Conduite sur la route des Fjords, émerveillement, et nous passerons la nuit à Reykholar (Ricolaaaa), où nous avons repéré une petite Guesthouse. Cette deuxième partie de trajet présentât davantage de patelin et de populace que la première et nous croisâmes aisément 20 voitures et 3 villes en plus de 5h de route. Le paysage était toujours aussi sublime mais une petite brume nous surpris dans les routes de montagne. Le voyage fut ponctué de rires et de chants, d’un pipit-stop, et de nids de poule si gros qu’on les a rebaptisés « nids d’autruche ».

Un des pipit' stops

Ainsi le seul et petit point noir de notre parcours de rêve fût l’arrivé à Reykholar (Ricolaaaaaaa !!!!). C’est un tout petit bled au bord d’un fjord qui compte moins de 800 habitants, et encore je suis pratiquement sûr d’être loin au dessus du compte ! La guesthouse précédemment repérée était sordide et marquait l’entrée dans le village. De plus, depuis la veille personne ne répondait et je tombait sans faute sur un répondeur qui s’obstinait à me parler en islandais… Nous allâmes donc quérir les renseignements chez l’autochtone peuplant le hameau. Il nous informa ainsi après avoir écouté le répondeur de la guesthouse que celle-ci avait fait faillite et que le seul endroit susceptible de nous loger était une guesthouse sur la route de Holmavik, ce qui nous ramenait au début de la route des fjords.

C’est après une brève concertation autour d’un généreux casse dalle que nous décidâmes finalement de rentrer directement à Reykjavik, ce qui présentait le double avantage d’économiser une nuit d’hôtel, pour la reporter sur un quelconque débit de boisson.

Non, ce n'est pas de la neige, mais de la boue!

Ainsi se termine l’aventure des fjords du Nord-Ouest. En espérant que vous avez fait bonne lecture, j’espère vous revoir bientôt parmi nous !

samedi 2 janvier 2010

Road trip dans les West Fjords – Jour 1

Il est donc 9h du matin, la voiture est en bas de la maison. Et déjà le réveil sonne, nous tirant des bras de Morphée… « Arghhhhh » est la transcription la plus proche des sons gutturaux que produisait Arthur, tandis que j’allumais les néons de la chambre. Je sais c’est méchant, mais à 9h à Reykjavik, il fait encore nuit noire !

Allez, il est temps de prendre le petit déj’, on a une très longue route à faire, et si on pouvait avoir un peu de lumière du jour pour profiter des paysages, ce serait super ! Car oui, la principale difficulté de ce voyage réside principalement dans notre habileté à saisir les instants de clarté en Islande. Nous ne sommes qu’à une semaine et demie du jour le plus court et le soleil se lève autour de 10h45 pour se coucher aux environs de 16h.

Nous sommes équipés, la bière et les victuailles sont dans le coffre, et j’ai calé Arthur sur le siège avant de notre magnifique Mazda 5, c’est parti ! La sortie de Reykjavik se fait sans encombre et déjà mon compagnon de voyage s’est endormi. Il s’est réveillé à la sortie du tunnel sous la mer, pour se rendormir approximativement 150m plus loin. Ce qui vaudra désormais à Arthur le surnom d’ « Arturic le narcoleptique ».

L’itinéraire de notre parcours était millimétré, et sa bonne tenue se trouvait entre les mains expertes du semi cadavre qui gisait à la place du mort. Nous avions donc à suivre la route d’Akureyri jusqu’au N1 marquant la séparation des Fjords de l’ouest du reste du pays. Puis nous devions suivre les routes longeant les Fjords pour aller nous réfugier à Heydalur, petit hôtel dans lequel nous avions réservé pour la nuit, à 1h de Suðavik.

L’élément le plus marquant de la première partie du trajet fût sans nul doute la lumière que nous offrait ce merveilleux loucher de soleil (loucher de soleil= lever-coucher de soleil : spécialité nordique). En effet, les photos et vidéo ne vous en montrerons qu’un misérable aperçu, mais cette lumière est sans nul doute la plus belle que j’ai jamais vue… J’ai eu cette impression que seule Megan Fox et Nathalie Portman me proposant un plan à 3 aurait pu (peut-être) égaler.

Après avoir passé le N1, nous longions alors les premiers fjords de notre longue épopée. Nos esprits étaient repus de beauté, mais nos estomacs criaient famine. Nous cherchions donc l’endroit idéal pour un rapide casse croûte. C’est à Prestbakki, lieu-dit perdu sur la rive gauche de notre premier fjord, que nous avons stoppé les machines pour reprendre des forces. Selon Arthur, il s’agissait de « l’image du paradis, sans les filles toutes nues », et j’ai décidé qu’il s’agirait de l’endroit ou je me ferais enterrer, photos et vidéos à l’appui. Nous avons alors copieusement tapé dans les victuailles avant de reprendre la route, les yeux dans le bleu et la jauge d’essence dans le rouge.

Les routes qui longent les fjords ne sont qu’une succession d’émerveillement pour le touriste en mal de nature et de solitude ! Je peux sans hésiter dire qu’il s’agit des plus beaux panoramas que j’ai eu l’occasion de voir. Et nous n’avons croisé qu’une petite dizaine de voitures en plus de 5h de route ! Encore une fois, je vous dirigerais vers la vidéo pour un aperçu plus tangible que quelques descriptions griffonnées sur un bout de blog.

La nuit était déjà tombée depuis une heure lorsque nous arrivâmes à Suðavik. Le patelin ne semblant pas présenter la moindre trace d’infrastructure hôtelière, nous appelâmes l’établissement réservé qui nous informa de notre méprise. En effet, si l’hôtel était recensé à Suðavik, c’était parce qu’il s’agissait du résidu urbain le plus proche dudit établissement… à plus d’une heure de là en fait… sur la route qu’on venait de faire…

Enfin parvenus à Heydalur (l’hôtel), le temps était venu d’explorer les lieux, malgré l’opacité des ténèbres environnants. L’établissement était tenu par une petite septuagénaire, deux gosses, un perroquet et un chien. Une fois nous avoir indiqué notre chambre, elle nous informa également qu’un « hot pot » (source d’eau chaude naturelle) était un peu plus bas et qu’une piscine intérieure et chauffée était accessible. Si l’on considère que nous étions les seuls clients de l’hôtel et qu’un pack de bières toutes fraîches était dans le coffre, on peut dire que la soirée qui nous attendait faisait passer la parade de Noël à Disneyland pour un congrès de brosses à chiottes.

Nous nous sommes changés en vitesse, avons pris le chemin enneigé pied nus et en maillot de bain, et avons plongé dans la source aux merveilles. Les étoiles surplombaient notre pataugeoire et déjà la bière estompait la réalité. Sublime.

Musique : Channel 1 - Cinematic Orchestra

vendredi 25 décembre 2009

Noël en Islande

Si Noël est maintenant devenue une tradition populaire dans la plupart des religions célébrée dans le monde entier, les coutumes diffèrent néanmoins. En ce 25 décembre à 00h00, il est donc temps pour moi de vous en dire plus sur les croyances et pratiques islandaises autour de Noël.

Comme vous le savez certainement, le Père Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui (barbu, rouge et bedonnant) est un pur produit marketing imaginé par Coca-Cola Company. Bon bin oui, je suis confus pour ceux qui ne le savaient pas, c’est un peu la deuxième fois qu’on vous annonce que le Père Noël n’existe pas. Tout ça pour dire qu’il y a un avant Coca-Cola, et que l’Islande fait partie des pays à avoir préservée ses traditions originelles. Et tout comme les histoires des frères Grimm ont été aseptisées par Disney, le Noël traditionnel a été corrompu par Coca. Il faut dire qu’au vu des croyances originales islandaises, il est peut être mieux pour le reste du monde et leur progéniture de célébrer l’homme en rouge ! Je pense que l’esprit de Noël en prendrait un coup…

Il existe en Islande 13 « pères Noël », enfants d’un couple légendaire, et qui commencent leur tournée le 12 décembre (soit 13 jours avant Noël, à raison d’un père noël par jour). Comme les histoires de famille sont toujours compliquées, je vais séparer les explications en plusieurs paragraphes pour que ce soit plus clair pour vous.

Action men :

Les pères noël ont pour mission de distribuer des cadeaux aux enfants. Jusque là rien de bien nouveau, seulement vous imaginez bien une petite « icelandic touch » ! Les enfants sont chargés de disposer leurs chausses sur le rebord de la fenêtre. S’ils ont été sages, le père noël du jour lui apportera un cadeau, sinon il aura une pomme de terre pourrie… Et ça c’est vraiment méchant, parce que ça pue comme un poulpe cramé dans un frigo. Ces pères noël sont donc 13 et ont chacun une spécificité.

La brigade :

  • Stekkjarstaur est le 1er Père Noël : lui, il emmerde les moutons des fermiers
  • Giljagaur, il se planque dans l’étable et pique le lait (ils sont très ferme…)
  • Stúfur, vole une casserole et mange les restes collés au fond, comme papa.
  • Þvörusleikir, il lèche la cuillère du cuistot quand celui-ci s’en va… du coup c’est le plus maigre de tous.
  • Pottasleikir, le 5ème et le plus vicelard. Il frappe à la porte, et quand les enfants viennent lui ouvrir, il s’infiltre pour voler la nourriture.
  • Askasleikir, se cache sous le lit pour prendre la gamelle du chien et du chat.
  • Hurðaskellir est le claqueur de porte… non je vous jure que c’est vrai, il est là que pour ça… Super connaaaaaard !
  • Skyrgámur mange du Skyr jusqu'à se faire éclater le ventre.
  • Bjúgnakrækir : Alors que tous les autres mangent de la merde, lui il mange les saucisses grillés, en voilà un qui a compris !
  • Gluggagægir espionne à la fenêtre pour voir ce qui se passe à l'intérieur. (ahahahahah)
  • Gáttaþefur a un gros nez et renifle la bonne odeur du pain.
  • Ketkrókur essaye de voler la viande avec un crochet par la cheminée, et je sais pas si vous avez déjà essayé mais on peut applaudir parce que c’est pas facile tous les jours.
  • Kertasníkir, suit les enfants autour de la maison et tente de leur voler leur bougie… le pédophile le plus con de l’histoire.

Alors oui, à première vu, ça fait un peu la bande de Joe le clodo… Mais si vous voyiez tous les petits islandais qui récitent les noms des 13 pères Noël, le jour de leur venue, et les tâches à accomplir, ça donne envie d’y croire !

Le général :

Comme il a été dit plus haut, les 13 pères Noël sont tous frères, et fils heureux de Gryla, charmante dame accompagnée de son matou. Alors bon je dis charmante, mais c’est un peu l’équivalent du grand méchant loup ou de la sorcière pour nos esprits continentaux. En effet, c’est une géante immonde avec du poil aux pattes et qui envoie son chat capturer les petits enfants pour les dévorer plus tard. Notons au passage que le chat ne doit prendre que les enfants ne portant pas de vêtement neuf, il est donc vital d’offrir un vêtement neuf à Noël, la meilleur stratégie marketing des entreprises textiles de l’époque.

Gryla est même tellement affreuse qu’il a été voté une loi pour interdire d’en parler aux enfants, c’est quand même trop fort ! Quant au mari, je pense qu’il a lui-même été victime de cette mante religieuse puisque les sources dont je me sers ne relatent en rien ses exploits (si ce n’est celui d’avoir engrossé la mégère).

lundi 14 décembre 2009

Arthur's journey in Iceland

Voici un des moments que vous attendiez tous : l’arrivée d’un nouvel invité en Islande. Il s’agit cette fois d’Arthur, ami proche et toujours présent dans les moments difficiles et ceux qui vont bien aussi. Si cette nouvelle arrivée, encore peu médiatisée, vous semble annoncer un article réchauffé de la venue de Papa, elle est synonyme pour moi de vacances et de détente après un semestre studieux.

"L'Islande? J'ai hâte d'y être!"

En effet, après avoir fini mes examens le 9 décembre, c’est maintenant avec délectation que j’accueille toute source de loisirs dans ce monde de brutes (Ce n’est pas une image ! C’est l’Islande, ils font tous 1m90…). Le programme va être chargé, il est là pour une semaine et j’ai du tourisme à faire ! Voici donc un aperçu des réjouissances :

  • Vendredi 11/12 : arrivée d’Arthur à 15h50 à Keflavik (Aéroport, avions… vous vous souvenez ?). Introduction à Reykjavik, entrainement à 19h00, et enfin sortie et fête.
  • Samedi 12/12 : Match des filles à 12h00, tourisme à Reykjavik, puis reposette jusqu’à la sortie du samedi. Sortie à 22h00 pour rejoindre une dégustation de gelée de Vodka dans une guesthouse avec quelques compères.
  • Dimanche 13/12 : 9h00 départ dans les Fjords du Nord Ouest de l’Islande, halte nocturne dans un hôtel de Suðavik.
  • Lundi 14/12 : Départ de l’hôtel vers 11h00, tour dans les fjords, et halte dans une guesthouse à Reykholar.
  • Mardi 15/12 : Retour à Reykjavik dans la soirée. Reposette, et peut être fête.
  • Mercredi 16/12 : Départ dans le plus grand glacier d’Europe : Vatnajökull. Avec les dernières pièces rapportées : Arthur (France), Shishir (USA), Julia (Allemagne), Robert (Norvège) et Margrét (Islande). Nous passerons la nuit à Skaftafell ou ses environs, au sud du glacier.
  • Jeudi 17/12 : Journée d’activité à thème autour du glacier, et retour à Reykjavik dans la soirée. L’empaquetage est au programme puisque…
  • Vendredi 18/12 : Retour en France après 4 mois d’Islande ! Le vol est prévu à 7h30 du matin… Allez, tous avec moi : youpiii…
On travaille comme des acharnés sur le
programme du séjour.

Vont suivre une tripotée d’articles qui raconteront toutes nos aventures (ou presque), avec vidéo et photos à l’appui ! Seulement je vais être obligé de les subdiviser, parce que sinon ca va prendre beaucoup trop de place… Et puis comme je les écris au fur et à mesure, on va aussi dire que c’est plus pratique !

lundi 7 décembre 2009

3h du mat' à la cafet...

Je rappelle donc le contexte pour commencer, j'ai mon dernier exam mercredi! Je suis donc retourné à la fac après mes entrainements du lundi pour continuer à bosser un peu... Seulement voila, quand on a la fac pour nous tous seuls le lundi soir, eh bien on craque!

Alors ça a commencé gentiment, genre courses de chaises à roulettes entre les tables de la cafet, mais évidemment ça a bien fini par dégénérer... On reste humain malgré tout hein!
L'idée est donc partie de Julia, étudiante en ingénierie, qui a décidé sur une pulsion dont la source reste encore un mystère de construire une pyramide en gobelets.

Julia, championne de Kappla, remet son titre en jeu sur gobelets.

Vous comprendrez aisément que malgré notre volonté de travail, l'attrait pour les choses stupides reste la plus forte... Que celui qui ne l'a pas fait me jette le premier gobelet (pfouahahah!!). Donc si on résume pour ceux qui ne suivaient pas bien au fond, on a une tour de gobelet fraichement construite et des chaises à roulettes à notre disposition... Je pense ne rien avoir à ajouter... malheureusement le mal est déjà fait.

"The Shishir is sh.. here!"

En plus de mettre à disposition le matériel de nos puériles pitreries, l'université de Reykjavik permet également de nous accommoder de tout le confort dont nous avons besoin pour triompher de notre cursus universitaire.

Shishir a pris ses quartiers pour la nuit.

Hannes, que les révisions ne semble pas entamer